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Conclussions de la Rencontre

  • L'Afrique connâit une véritable émérgence économique et sociale.
  • Elle souffre des déficits d'épargne et de capital, de perte de la main de oeuvre la plus qualifié et d'insuffisances technoligiques nécessaires au développement économique.
  • 93% des africains ne disposent pas de la sécurité sociale de l'État, une responsabilité individuelle de la protection sociale existe cependant et celle-ci suit des principes de solidarité familaux et entre individus. Cette réalité exige une transformation de l'état libéral en un état social.
  • Étant donné les grandes inégalités existantes entre les pays du Nord et du Sud nous avons besoin de plus de solidarité et d'une meilleure distribution des richesses entre tous.
  • L'émmigration est un problème grave en Afrique, on peut même parler de drame. Les canaries ont vecu cette situation jusqu'il y a à peine 10 ans. C'est un phénomème qui ne peut être dissocié de la pauvreté présente en Afrique ni des différences existentes entre le Nord et le Sud. Afin de resoudre cette situation, il est impératif de créer des conditions de développement dans ce pays.
  • Il est préférable de tenter d'aider les pays africains à développer leurs propres industries plutôt que de suivre des politiques de délocalisation.
  • La mondialisation ne favorise pas le développement de l'Afrique, au contraire, elle la mine.
  • On ne peut transposer les modèles appliqués dans le monde développé à celui qu'on appelle, à tort, le monde en voie de développement.
  • La concurrence en commun accord est la seule qui peut exister. Le savoir-faire doit être partagé entre les agents qui interviennent dans le processus de production et c'est ce même savoir-faire qui doit être mis à jour quotidiennement.
  • Le secteur de l'économie sociale est fondamentale dans ce monde de plus en plus compétitif et un investissement dans le capital humain qui y interviene est indispensable.
  • L’économie sociale crée une richese exponentielle et encourage la cohésion sociale et l'organisation politique.
  • Le rôle de la femme est fondamental dans la création et la gestion des initiatives entreprennariales.
  • Bien qu'il s'agisse d'un secteur minoritaire en Éurope, elle a une grande tradition et elle constitue souvent, la majeur partie de l'économie du pays en Afrique.
  • L'économie sociale répond aux besoins de cohésion sociale. On ne délocalise pas, on génère une autre mondialisation, celle de la solidarité.
  • Il faut encourager et stimuler les reseaux locaux et internationaux afin de développer le secteur de l'économie sociale. Il faut mutualiser les savoir-faire et les ressources aux mains des entreprises de l'économie du Sud avec celles du Nord afin d'augmenter l'impact social des projets respectifs.
  • La présence d'instruments de financement adéquats, d'une stimulation du microcrédit, d'une banque éthique, d'une participation citoyenne dans des fonds solidaires est une condition indispensable.
  • Les expériences développées par Fundescan, telle la création d'Agences de développement local, peuvent être transmises à d'autres pays. Le développement des Canaries est récent, cette réalité peut servir afin que les pays voisins puissent évaluer les avantages et inconvéniants d'une croissance rapide.
  • Plus qu'économique, l'économie sociale est sociale. Bien que l'aspect entreprennarial soit fondamental, celui-ci est assujetti à son objectif social.
  • Tous les aspects ici présents font partie des Objectifs du Millenium approuvés par l'ONU.

Las Palmas de Gran Canaria, 29, 30, 1 y 2 de diciembre de 2006